Faire rayonner la musique et la beauté dans les lieux les plus sombres

Nous vous partageons avec émotion l’intervention de Sacrée Musique au centre de détention de Roanne, dans le cadre du festival lyonnais en juin 2025. Une expérience qui a été vécue plusieurs fois, y compris en région Sud, et qui manifeste le souhait de Sacrée Musique de partager la beauté et la musique dans les lieux les plus éloignés de la culture.

Le chœur Dulci Jubilo, dirigé par le talentueux Christopher GIBERT, a franchi les murs ultra-sécurisés de la prison de Roanne, accompagné par Maud Hertz, responsable du Festival de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce rêve de communion autour de la beauté musicale s’est concrétisé grâce à l’engagement de l’aumônière de la prison, qui a perçu dès le départ les bénéfices potentiels pour les détenus.

Quatre chanteurs du chœur Dulci Jubilo ont ainsi offert leur art dans le gymnase de la prison devant une trentaine de détenus, hommes et femmes. Mais ne nous y trompons pas : le bénéfice de la rencontre est réciproque, chaque partie s’ouvre à un monde duquel il a à apprendre.

C’est bien là, la vocation, l’ADN de Sacrée Musique : tisser des liens entre des mondes différents, ouvrir les coeurs à la réciprocité, croire en la richesse des échanges.

La rencontre entre détenus et artistes a été marquée par des échanges chaleureux dans le gymnase. Les artistes, après une présentation collective par leur chef de chœur, se sont présentés individuellement avant de débuter un programme a cappella de pièces variées : de la polyphonie de la Renaissance à des arrangements des Beatles ou de Claude Nougaro, en passant par des œuvres de Poulenc et des compositions contemporaines comme celles d’Ola Gjeilo.

C’est alors que le miracle de la musique a opéré.

L’intensité de l’écoute des détenus était palpable. Pour beaucoup, ce type de concert avec un chœur chantant sans micro et interprétant principalement des œuvres classiques était une grande première.

L’enthousiasme des détenus a été manifeste (« c’est trop court ! » ont clamé plusieurs d’entre eux) et ils ont eu ensuite l’opportunité d’échanger avec les artistes, exprimant leur gratitude, leur émerveillement et posant de nombreuses questions.

Le surveillant chargé des actions socio-culturelles a également exprimé son enthousiasme et sa reconnaissance pour cette animation exceptionnelle.

L’aumônière a qualifié cette intervention artistique de « respiration bienfaisante ».

Nous sommes déjà en train de planifier notre prochaine intervention dans la prison de Roanne pour 2026.

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